Une seconde pour une critique de film ? (je vous en propose des tonnes)

Good Bye Lenin !

Good Bye Lenin !En Allemagne de l’Est, une mère qui a consacré une partie de sa vie à la cause communiste tombe dans le coma juste avant la chute du mur de Berlin. Quelques mois plus tard, après la réunification des deux Allemagne, la femme se réveille enfin. Pour la préserver de la nouvelle société capitaliste qui s’installe, le fils de la famille décide alors de recréer un univers familial communiste.

En Angleterre, les films qui retracent les conflits sociaux sont nombreux, presque envahissants. En Allemagne, ils se font plutôt rares : « Good Bye, Lenin ! » nous propose de revenir sur l’histoire mouvementée de ce pays déchiré puis brutalement réunifié.

C’est un certain étonnement qui naît tout d’abord à la vision des premières séquences. Autant le sujet est plutôt grave, autant le scénario fait d’emblée preuve d’une dérision des plus faciles. Derrière une histoire plutôt simplette, un certain nombre de clichés ne nous sont pas épargnés. La fraîcheur du scénario et de l’interprétation cache une histoire sans convictions qui ne veut surtout pas sortir des sentiers battus et faire dans le politiquement incorrect.

Le film, qui retrace l’une des pages les plus fortes de l’histoire de l’Allemagne, prend alors peu à peu des allures de comédie guillerette. Si l’idée amuse un peu, le papier peint marron de la chambre de la mère finit par lasser. La réalisation faite de séquences accélérées, d’accords amélipouliens et de marques capitalistes pêche également par des mécanismes très « tendances » mais pas tellement efficaces.

Le scénario lui-même s’enlise après une bonne heure d’un marathon soutenu et c’est lorsque l’on tombe dans un mélodrame si peu accordé avec la folie qui régnait alors dans les rues du pays que le film perd vraiment en crédibilité. Une mise en parallèle étriquée entre la situation de la famille et celle du pays apparaît vaguement. Mais on aboutit malheureusement qu’à une impasse qui pose là le capitalisme et le communisme, tels deux vieux sacs poubelles oubliés.

Le thème méritait mieux qu’une vague comédie aux mécanismes usés, huilés diront certains. Le sourire est là mais c’est bien tout. Alors que le chantier était tellement énorme !

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