Une seconde pour une critique de film ? (je vous en propose des tonnes)

Gladiator

GladiatorGénéral de l’empereur Marc Aurèle, Maximus est respecté et aimé par ses hommes et par son empereur. Ce dernier, sentant sa mort arriver décide de le nommer protecteur de Rome en lieu et place de son fils Commodus. Evidemment, celui-ci ne l’entend pas ainsi ; il prend donc le pouvoir et fait, croit-il, tuer Maximus (et par la meme occasion, sa famille). Mais celui-ci n’a plus qu’une idée en tête : la vengeance.

Le retour de Ridley Scott, on l’attendait. Après « GI Jane » (arghhh), il fallait faire quelque chose d’ un peu plus valorisant. C’est le cas ici avec « Gladiator » qui, dans le style pompe un peu partout mais nous offre un vrai grand spectacle hollywoodien.

Après une superbe et bruyante scène de bataille, on est vraiment dans le bain. Pour peu que vous alliez dans une belle salle (pour les parisiens, le Max Linder est tout indiqué), vous serez prêts à croiser le fer. L’histoire peut donc commencer et durer. Car avec 2h35 au compteur, on pouvait penser que les longueurs seraient de la taille de l’empire romain. Que nenni, à part quelques scènes que Ridley aurait pu abréger, on est plutôt pris dans l’action.

Ces scènes d’action très stylisées et découpées (parfois un peu trop) sont dans l’ensemble très bien montées et formidablement accompagnées par une musique tonitruante. De plus ces scènes d’arènes sont toutes relativement différentes et on n’a pas le sentiment d’une redite constante. Entourés d’un Colisée bien restitué, on se sent faire partie de la plèbe.

Entre ces scènes d’action, donc, un peu de bla-bla est nécessaire. Heureusement, Russel Crowe est formidable en meneur d’homme et sa voix appaisante le pose en leader charismatique sans que cela ne pose de problème. Toujours juste dans le ton, les autres acteurs le sont aussi, notamment l’empereur presque arriviste qui, on le voit, n’est pas bien dans sa peau, malgré son rôle.

On pourra peut-etre discutailler le mobile profond de vengeance de Maximus qui font de lui une mauvaise personne. Néanmoins, le contexte de l’époque et l’histoire du personnage légitime, je pense ses désirs. L’appaisement final est, quant à lui, peut-être plus critiquable; mais chacun se fera son jugement.

Assez proche de ce qu’on espérait, ce blockbuster nous fait passer un bon moment. Spectaculaire et réussi, l’action est omniprésente mais l’histoire n’est pas trop en arrière-plan et a réussi à me toucher.

Ridley Scott est un des réalisateurs les plus réputés d’ Hollywood. De « Blade Runner » à « Thelma et Louise » en passant par « Christophe Colomb », « Alien » ou encore « Lame de Fond », il s’est investi dans pas mal de genres le plus souvent avec succès. Il nous propose cette fois-ci un Péplum survitaminé de très bonne qualité.

Depuis les années 60 et « Spartacus », aucun grand Peplum n’avait plus été réalisé. Le pari était audacieux car le risque de voir les spectateurs rejeter le genre lui-même était grand. Mais quand la qualité est bien au rendez-vous, l’échec est impossible. Ici, R. Scott nous prouve tout son talent de réalisateur ; la mise en scène des personnages et des batailles est très efficace. Les décors ( par exemple de la Rome Antique) et les effets spéciaux ont été soignés et certaines scènes de combat sont à couper le souffle. La B.O. (couvrant à peu près deux tiers du film, ce qui est rare) est également de bonne qualité et le mixage est soigné.

Mais le film ne se limite à une série de combats de gladiateurs. Le scénario, qui ne respecte certes pas la réalité historique, nous raconte la vie d’un général romain qui devint esclave puis gladiateur insurgé. On adhère à cette histoire qui met en valeur le sens aiguë des valeurs dans un monde de barbares. Les personnages, à commencer par Joaquin Phoenix en empereur dépassé et Russell Crowe, plus humain que gladiateur, brille par leur interprétation, ce qui permet de donner un aperçu de ce qu’était véritablement la Rome Antique dans sa grandeur toute relative, son raffinement et sa barbarie.

Il fallait au moins un film de ce calibre pour remettre au goût du jour le genre du Peplum. On sort ainsi avec plaisir des sentiers battus et rebattus. Ce film permet aussi au réalisateur de trouver un second souffle bien mérité après une série d’échecs.

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