Une seconde pour une critique de film ? (je vous en propose des tonnes)

The Grudge

The GrudgeKaren, une jeune américaine immigrée au Japon, est aide à domicile, en marge de ses études. Elle est envoyée dans une maison pour s’occuper d’une vieille femme, mais est bien vite confrontée à un phénomène inexplicable.

Après les succès internationaux et remakes de la récente vague de cinéma fantastique asiatique (Ring, Dark Water, Deux Soeurs…), Takashi Shimizu porte lui même à l’écran son remake occidental, avec en tête d’affiche Sarah Michelle Gellar.

Malgré une grande majorité de dialogue en anglais, l’action se passe bien au pays du Soleil Levant, et c’est dans cette maison Tokyoïte que le demon va frapper et tenter d’apporter un peu de peur aux spectateurs en mal de sensations fortes.
Tenter seulement, car malheureusement, trop souvent, le processus utilisé est le même d’une scène à l’autre, reprenant quasiment les même plans pour tirer des cordes énormes qui ne fonctionnent plus tellement.

Certaines productions semblent ainsi surfer sur la vague du succès en reprenant la recette sans rien y rajouter. C’est un peu le cas ici, où malgré une bonne première demi-heure, le film s’essoufle et n’arrive plus à tenir en haleine un public qui commence à déjouer d’avance les pièges évidents. Les gadgets habituels sont donc de sortie : montage vif et brut, parfois epileptique, une musique qui s’intensifie lors des scènes clés et quelques flash du ‘monstre’ pour le voir sans le découvrir. La fin, envoyée en l’air dans les dernières minutes du film finit de laisser dubitatif, après la bonne réputation qui accompagnait Shimizu.

A l’heure où le cinéma fantastique prend un nouveau tournant à Hollywood, il serait dommage de conclure, après ‘The Grudge’, que le Japon en a déjà fait le tour. C’est malheureusement le sentiment qui prédomine à la sortie de ce film d’horreur qui ne fait plus peur, servant toujours la même soupe à des spectateurs en quête de nouveauté.

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Le gout des autres

Le gout des autresLe patron d’une société, un homme à la limite du beauf tombe amoureux d’une actrice de théatre. Il va tenter, en essayant de s’intégrer dans son monde, de la séduire…

En nous montrant le cercle fermé des artistes, Agnès Jaoui rèussit très bien à transmettre les principales caractéristiques de ce milieu d’extérieur si ouvert. Car Bacri, en jouant ce rôle de patron d’entreprise pépère et loin de ce milieu va représenter les ignorants, les ‘monsieur tout le monde’ qui tentent parfois de s’insérer dans un milieu dans lequel ils ne connaissent pas grand chose.

L’interprétation est sans aucun doute le maillon central du film, et la qualité de celle-ci permet de s’insérer peu à peu dans l’ambiance du film, malgré un choix de bande original des plus douteux.
Evidemment Bacri, bien que dans un rôle de grincheux qu’il connait bien, s’en sort très bien, tout comme Jaoui qui a écrit et réalisé le film. Chabat est bon dans son rôle de naîf, entre le ‘brave type’ et le ‘pauv’ gars’, mais c’est surtout Lanvin qui se fait remarquer par son jeu tout en finesse…une redécouverte.

On retiendra donc un film très « français » dans son thème et dans sa réalisation (lente et relativement classique), mais qui sort du lot très largement, grâce à un certain humour, assez décalé, et grâce à une interprétation très adroite.

Gothika

GothikaMiranda Grey est psychologue dans un asile pour meurtriers qui est dirigé par son mari. Mais après un accident de voiture, elle se réveille à l’intérieur d’une cellule de cet hopital, accusé du meurtre de son mari.

Après plusieurs films sur le sol français, Kassovitz a franchi l’Atlantique et propose, sous l’aile du producteur tout puissant Joel Silver, son premier film made in US.
C’est en effet ‘Dark Castle’ qui a produit ce ‘Gothika’. Une maison qui a proposé des produits fantastiques plus (‘Le Vaisseau de l’Angoisse’) ou moins (’13 fantômes’, ‘la maison de l’horreur’) inspirés mais qui, pour la première fois s’offre un réalisateur talentueux et un casting intéressant.

Malheureusement, on se demande un petit peu comment Mathieu Kassovitz a pu s’enfoncer dans ce bourbier sans inspiration ni talent. Car malgré la plastique de l’oscarisée Halle Berry et l’ambiance qu’essaye de mettre en place le réalisateur français au moyen de pluie battante et d’éclairs, on en vient vite à se demander pourquoi on nous ressert la même soupe, une nouvelle fois.
Le scénario, puisque c’est le principal criminel du film, possède de forts relents d »Hypnose’. ‘Sixième Sens’ était également passé par là, mais le talent de Shyamalan effaçait sans doute la similarité du projet. Mais pour ce ‘Gothika’, la pilule ne passe manifestement plus, tout comme ces effets de frousse qui datent d’un temps révolu. Les cordes semblent vraiment usées, chaque scène utilisant immanquablement les même rouages habituels du genre.

Kasso n’apparaît en effet même pas sur l’affiche du film… un détail qui aurait peut-être du nous mettre la puce à l’oreille, mais qui prend tout son sens quand on a digéré ce film fantastique sans goût ni patte.
‘Gothika’ est donc une vraie déception, car on espérait un peu du réalisateur de ‘La Haine’ et il est difficile de se résoudre à accepter un travail si impersonnel.
On espèrera juste que ce film de commande lui fera comprendre que ce n’est pas en devenant un yes-man à Hollywood qu’il prouvera toute sa créativité.

Gosford Park

Gosford ParkAngleterre, 1932. Le couple Mc Cordle convie ses amis aristocrates, accompagnés de leur valets pour une partie de chasse. Lors de ce séjour, Sir Mc Cordle se retrouve assassiné.

C’est dans la campagne anglaise qu’Altman nous emmène dans son énième long métrage. Dans cet environnement champêtre des années 30, le réalisateur nous sert une pseudo enquête qui finalement n’est que secondaire.
Car le plus important, dans cette critique sociale, ce sont bien sûr les personnages. Les deux clans (les nobles d’un côté, les serviteurs de l’autre) s’opposent dans des scènes souvent froides mais parfois étonnantes de vérité.

On regrette d’ailleurs un peu l’inégalité de ces scènes car certaines sont vraiment intenses, alors que l’on a parfois l’impression d’un enchaînement de scènes lentes le reste du temps. Un peu trop même car on piétine parfois . Heureusement les acteurs rendent ces scènes un peu plus digestes… Le casting excellent nous donne droit à des scènes extrêmement justes qui légitiment la nomination du film aux Oscars 2002.

Sur un schéma un peu similaire à ‘8 Femmes’ de François Ozon, ce jeu de massacre et de lavage de linge sale est étonnant d’actualité et révèlera bien sûr un nombre impressionnant de pics. La société bourgeoise et aristocrate est ainsi épinglée, à travers de nombreuses scènes mêlant les servis et les servants. Cette opposition est vraiment le sujet central du film, n’en déplaise à l’histoire du meurtre qui n’est qu’anecdotique. Et ce sont ces relations qui vont rythmer le film et lui donner son goût.

Le talent d’Altman se fait resentir sporadiquement, mais les quelques pointes de génie qui resortent font vraiment plaisir à voir. Rien que pour ces scènes, le film vaut d’être vu, même s’il ne laissera pas un souvenir exceptionnel.

Gosford Park s’inscrit dans la tradition du  » film à l’anglaise  » : il y a du Fenêtre sur cour, du Vestiges du jour et de l’Agatha Christie dans ce film. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il n’est peut-être pas fait pour ravir un public cinquantenaire amateur des thés et d’intérieurs feutrés.

Il y est fait un portrait de la société anglaise qui n’est pas aussi consensuel qu’il en a l’air. Dans la galerie de portraits qu’il nous offre, Robert Altman produit de drôles de monstres : des valets aux allures de gentlemen, des maîtres qui se comportent en valets. Il épingle les inégalités de classe, mais sans caricature, ni démonstration. Dans le scénario comme dans le jeu des acteurs, chacun joue son rôle à la perfection : Lady Sylvia est particulièrement convaincante en aristocrate-dandy. Les coulisses où s’affairent les domestiques sont rendus avec réalisme et organisation. Résultat : un univers filmique aussi froid que parfait, mais qui n’empêche pas un attachement profond pou les personnages.

Ce n’est pas non plus une intrigue policière au sens classique du terme. Le film joue avec les codes du genre. En effet, le crime est commis en coulisse. Il est à l’image de ces domestiques qui vivent une existence discrète mais pleine de non-dits. La  » solution  » de l’énigme restera implicite, au point qu’elle peut échapper à l’attention du spectateur. On est loin de la lourdeur d’un Poirot qui vient donner pédagogiquement l’explication rationnelle. Ce sont autant de signes que le policier n’est pas l’enjeu du film, mais sa présence en filigrane fait qu’on s’y sent dans un univers familier.
Mêlée à cette société bourgeoise très british, en parfait porte à faux avec elle, un personnage, Morris Weisman, incarne un réalisateur américain qui prépare le tournage d’un film  » Charlie Chan in London « , précisément sur le sujet du film : un meurtre est commis lors d’une partie de campagne anglaise. Ce projet, clin d’œil sur ces éternels films américains qui se veulent authentiquement anglais, est encore une manière de désamorcer une lecture au premier niveau qui verrait dans ce film de la simple couleur locale.
A conseiller aux amateurs de portraits bien enlevés et d’humour au xième degré. C’est gelé et très fin.

Good Bye Lenin !

Good Bye Lenin !En Allemagne de l’Est, une mère qui a consacré une partie de sa vie à la cause communiste tombe dans le coma juste avant la chute du mur de Berlin. Quelques mois plus tard, après la réunification des deux Allemagne, la femme se réveille enfin. Pour la préserver de la nouvelle société capitaliste qui s’installe, le fils de la famille décide alors de recréer un univers familial communiste.

En Angleterre, les films qui retracent les conflits sociaux sont nombreux, presque envahissants. En Allemagne, ils se font plutôt rares : « Good Bye, Lenin ! » nous propose de revenir sur l’histoire mouvementée de ce pays déchiré puis brutalement réunifié.

C’est un certain étonnement qui naît tout d’abord à la vision des premières séquences. Autant le sujet est plutôt grave, autant le scénario fait d’emblée preuve d’une dérision des plus faciles. Derrière une histoire plutôt simplette, un certain nombre de clichés ne nous sont pas épargnés. La fraîcheur du scénario et de l’interprétation cache une histoire sans convictions qui ne veut surtout pas sortir des sentiers battus et faire dans le politiquement incorrect.

Le film, qui retrace l’une des pages les plus fortes de l’histoire de l’Allemagne, prend alors peu à peu des allures de comédie guillerette. Si l’idée amuse un peu, le papier peint marron de la chambre de la mère finit par lasser. La réalisation faite de séquences accélérées, d’accords amélipouliens et de marques capitalistes pêche également par des mécanismes très « tendances » mais pas tellement efficaces.

Le scénario lui-même s’enlise après une bonne heure d’un marathon soutenu et c’est lorsque l’on tombe dans un mélodrame si peu accordé avec la folie qui régnait alors dans les rues du pays que le film perd vraiment en crédibilité. Une mise en parallèle étriquée entre la situation de la famille et celle du pays apparaît vaguement. Mais on aboutit malheureusement qu’à une impasse qui pose là le capitalisme et le communisme, tels deux vieux sacs poubelles oubliés.

Le thème méritait mieux qu’une vague comédie aux mécanismes usés, huilés diront certains. Le sourire est là mais c’est bien tout. Alors que le chantier était tellement énorme !

disque dur externeLa numérisation de vos cassettes HI8 sur DVD nécessite plusieurs appareils qu’on doit réunir dans une même pièce.

Tout d’abord, il faut lier la cassette HI8 avec le magnétoscope de même que le lecteur de DVD et la poste téléviseur. Il doit y avoir aussi votre ordinateur le mieux c’est un ordinateur de bureau qui possède une mémoire bien développée, car l’édition de vidéo demande une grande mémoire. L’ordinateur doit être bien robuste et avec un processeur qui lui permet de travailler vite. Le travail est très laborieux demandant un RAM de plus de 2 Gb. L’espace sur le disque dur doit être bien fourni de l’ordre de 500 Go jusqu’à 1 To, ou au plus prévoyer un disque dur externe. D’abord, vos films seront stockés dans le disque dur avant d’être transférés sur DVD. La possession d’un grand espace pour faire le montage est le bienvenue, c’est l’idéal puisque vous devez prévoir plus de 120 Go de libre. Et la dernière, à ne pas omettre, le graveur DVD. Un autre élément indispensable à avoir, pour assurer le transfert est une clé USB possédant une grande capacité de stockage. Cette USB se raccorde à l’ordinateur par l’intermédiaire d’un câble, d’un côté. De l’autre côté, on doit avoir quatre prises reliées à deux connecteurs RCA audio (le blanc et le rouge), 2 connecteurs RCA audio (le blanc et le rouge), 1 connecteur RCA vidéo (jaune) et un connecteur S-vidéo (le noir).

Le raccordement est un jeu d’enfant pour les techniciens d’Keepmovie.

Gladiator

GladiatorGénéral de l’empereur Marc Aurèle, Maximus est respecté et aimé par ses hommes et par son empereur. Ce dernier, sentant sa mort arriver décide de le nommer protecteur de Rome en lieu et place de son fils Commodus. Evidemment, celui-ci ne l’entend pas ainsi ; il prend donc le pouvoir et fait, croit-il, tuer Maximus (et par la meme occasion, sa famille). Mais celui-ci n’a plus qu’une idée en tête : la vengeance.

Le retour de Ridley Scott, on l’attendait. Après « GI Jane » (arghhh), il fallait faire quelque chose d’ un peu plus valorisant. C’est le cas ici avec « Gladiator » qui, dans le style pompe un peu partout mais nous offre un vrai grand spectacle hollywoodien.

Après une superbe et bruyante scène de bataille, on est vraiment dans le bain. Pour peu que vous alliez dans une belle salle (pour les parisiens, le Max Linder est tout indiqué), vous serez prêts à croiser le fer. L’histoire peut donc commencer et durer. Car avec 2h35 au compteur, on pouvait penser que les longueurs seraient de la taille de l’empire romain. Que nenni, à part quelques scènes que Ridley aurait pu abréger, on est plutôt pris dans l’action.

Ces scènes d’action très stylisées et découpées (parfois un peu trop) sont dans l’ensemble très bien montées et formidablement accompagnées par une musique tonitruante. De plus ces scènes d’arènes sont toutes relativement différentes et on n’a pas le sentiment d’une redite constante. Entourés d’un Colisée bien restitué, on se sent faire partie de la plèbe.

Entre ces scènes d’action, donc, un peu de bla-bla est nécessaire. Heureusement, Russel Crowe est formidable en meneur d’homme et sa voix appaisante le pose en leader charismatique sans que cela ne pose de problème. Toujours juste dans le ton, les autres acteurs le sont aussi, notamment l’empereur presque arriviste qui, on le voit, n’est pas bien dans sa peau, malgré son rôle.

On pourra peut-etre discutailler le mobile profond de vengeance de Maximus qui font de lui une mauvaise personne. Néanmoins, le contexte de l’époque et l’histoire du personnage légitime, je pense ses désirs. L’appaisement final est, quant à lui, peut-être plus critiquable; mais chacun se fera son jugement.

Assez proche de ce qu’on espérait, ce blockbuster nous fait passer un bon moment. Spectaculaire et réussi, l’action est omniprésente mais l’histoire n’est pas trop en arrière-plan et a réussi à me toucher.

Ridley Scott est un des réalisateurs les plus réputés d’ Hollywood. De « Blade Runner » à « Thelma et Louise » en passant par « Christophe Colomb », « Alien » ou encore « Lame de Fond », il s’est investi dans pas mal de genres le plus souvent avec succès. Il nous propose cette fois-ci un Péplum survitaminé de très bonne qualité.

Depuis les années 60 et « Spartacus », aucun grand Peplum n’avait plus été réalisé. Le pari était audacieux car le risque de voir les spectateurs rejeter le genre lui-même était grand. Mais quand la qualité est bien au rendez-vous, l’échec est impossible. Ici, R. Scott nous prouve tout son talent de réalisateur ; la mise en scène des personnages et des batailles est très efficace. Les décors ( par exemple de la Rome Antique) et les effets spéciaux ont été soignés et certaines scènes de combat sont à couper le souffle. La B.O. (couvrant à peu près deux tiers du film, ce qui est rare) est également de bonne qualité et le mixage est soigné.

Mais le film ne se limite à une série de combats de gladiateurs. Le scénario, qui ne respecte certes pas la réalité historique, nous raconte la vie d’un général romain qui devint esclave puis gladiateur insurgé. On adhère à cette histoire qui met en valeur le sens aiguë des valeurs dans un monde de barbares. Les personnages, à commencer par Joaquin Phoenix en empereur dépassé et Russell Crowe, plus humain que gladiateur, brille par leur interprétation, ce qui permet de donner un aperçu de ce qu’était véritablement la Rome Antique dans sa grandeur toute relative, son raffinement et sa barbarie.

Il fallait au moins un film de ce calibre pour remettre au goût du jour le genre du Peplum. On sort ainsi avec plaisir des sentiers battus et rebattus. Ce film permet aussi au réalisateur de trouver un second souffle bien mérité après une série d’échecs.

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